• Zadi Zaourou

  • Leopold Sedar Senghor

    "Nul n'a le droit d'effacer ma culture,car une communauté sans culture est un peuple sans être humains"

  • Frederic Titinga Pacere

    "Si une termitière vit, c’est qu’elle ajoute de la terre à la terre"

  • Edouard Glissant

    "Le poète achemine la connaissance du monde dans son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de l'histoire qui a l'homme pour seul témoin."

  • Pierre Bourdieu

    "Le sociologue rompt le cercle enchanté en essayant de faire savoir ce que l'univers du savoir ne veut pas savoir, notamment sur lui-même.”

  • Michel Foucault

    "De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou."

Le souterrain : un lieu de rencontre entre verne et zola : Ahoutou Escoffier-Ulrich KOUASSI

Même s’ils ne sont pas les premiers à évoquer le monde souterrain comme décor de leurs fictions, Jules Verne et Émile Zola en donnent des formes les plus diverses et des images les plus puissantes, respectivement dans Voyage au centre de la terre etdans Germinal. L’hypothèse est que ce topos important pourrait constituer aussi bien un moyen privilégié de leur rapprochement qu’une occasion d’accès à leurs univers intimes. Avec la critique génétique comme méthode d’analyse, cette contribution compare ces deux romanciers français que la doxa scolaire range pourtant dans des sphères incompatibles.

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Temps mythique, image et « contre-image » dans le recit de voyage : le paradis français de maurice bandaman : Jérôme Yao KOUASSI

La présente réflexion sur le thème « temps mythique, image et « contre-image » dans le récit de voyage : Le paradis français de Maurice Bandaman » a pour objet d’étudier les mécanismes de représentation du temps de l’autre dans ce récit de voyage et de proposer une lecture d’une telle figuration. Dans cette double perspective, en présupposant que le temps, dans ce récit, jouit d’un statut sémiologique, nous mettons en œuvre une méthode d’analyse d’inspiration à la fois sémiotique et structurale afin de découvrir les signifiés des signifiants temporels du récit de Bandaman, en relation avec Le Roman d’un spahi de Pierre Loti. La recension et l’analyse des indications temporelles pertinentes auxquelles nous a conduit notre démarche, nous a permis de découvrir que Le paradis français, en mythifiant le temps européen, condamne cet espace et cette culture autres, en leur faisant assumer la fonction négative de chaos, ou de variante de lieux infernaux. A l’inverse, l’espace d’appartenance du narrateur et sa collectivité sont implicitement tenus pour un cosmos harmonieux, contrairement aux allégations des récits du genre de celui de Loti. D’où la notion de contre-image.

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Les corporeites du griot-parlant dans l’œuvre romanesque d’ahmadou kourouma : une poetique de la performance orale : KONE Diakaridia

Ancrée dans la tradition depuis l’Afrique noire précoloniale, la figure du griot marque fortement la production des romanciers originaires de l’aire culturelle mandingue. Ce personnage charismatique, véritable virtuose dans les cours royales ou dans les espaces publics, se singularise grâce à une excellente maîtrise de l’art oratoire et de la voix. Cette corde vocale, partie intégrante du personnage, nécessite une totale implication de l’ensemble du dispositif corporel. Le griot romanesque d’Ahmadou Kourouma tente de jouer, dans la narration, avec les codes liés à certaines parties de son corps. Sa voix prend alors « corps » à même le silence de la narration tandis que le reste de son corps, par sa plastique, sa prestance et ses gestes, s’y fait voix. La conséquence directe en est que la matérialité du corps dans la performance artistique de l’homme à/de la parole dans l’écriture apparaît comme un indice identitaire.

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DE L’IMPLEMENTATION D’UNE COHESION SOCIALE EN TEMPS DE CRISE. QUELQUES INTERROGATIONS SUR « LA SOCIETE CIVILE IVOIRIENNE » : David K. N’GORAN

S’il fallait prendre la mesure de la crise ivoirienne à l’aune des voix qui lui confèrent son statut de « dicible, narrable et opinable », on dirait que les principales voix autorisées, sans doute, du fait de leur caractère fortement audible, sont celles des politiques. Or, les seules voix politiques ne peuvent être porteuses de solutions, tout simplement parce qu’elles sont des voix convenues dont la fonction paraît être davantage d’intérêts partisans et non d’une logique d’intérêt général. Et c’est justement là où le cercle vertueux est rompu entre solidarité sociale et conscience collective, pour dire les choses en termes durkheimiens, que nous sommes autorisés à parler de crise en contexte ivoirien. D’où les questionnements suivants, sommes toutes simplistes, mais fondamentaux, qui consistent à savoir pour quelles raisons disons-nous unanimement que la société ivoirienne est en crise ? Si cette crise est celle des élites politiques, quel type de relais ou d’alternative la société civile ivoirienne pourrait-elle proposer en vue de sauver la société ? Ce qui suppose que nous nous entendions sur le concept de « société civile ivoirienne » et sur la manière dont ses acteurs devraient exercer cette fonction selon la configuration de la société ivoirienne actuelle. Aussi, s’agit-il d’esquisser réponses à ces interrogations à partir d’une démarche tripartite.

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Ecritures africaines de soi et enjeux discursifs dans le champ littéraire africain : Christophe KOUAME

A partir de la théorie sociologique de Pierre Bourdieu, l’Afrique en tant qu’objet, et même sujet de littérature se prête à relecture. Redéfinie en tant que « champ littéraire », la littérature africaine tient sa vie de l’existence d’un ensemble de propriétés atypiques et spécifiques. Ainsi, l’analyse de son discours à l’aune des « écritures africaines de soi » permet de voir une bifurcation des enjeux d’écriture. Le champ littéraire africain suivant le prétexte des « écritures africains de soi » se polarise en deux « camps » aux enjeux (presque) contradictoires. En face des « aînés », précurseurs et défenseurs de l’identité africaine et ses avatars, se trouve l’activité subversive des jeunes « cadets », en quête de reconnaissance. Entre les deux groupes d’acteurs s’engage la symbolique d’une lutte pour le « monopole du mode de production culturelle légitime ». Dès lors, se perçoit une nouvelle configuration discursive aux antipodes de l’identité africaine ; favorisant du coup l’autonomie du champ littéraire africain au niveau discursif dont l’histoire littéraire contribue à sa saisie.

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