Numero 4 – Juillet 2018

Numero 4 – Juillet 2018

La logique de l’amitié : GAHE- GOHOUN Rosine Cinthia

Une réflexion transversale sur la notion d’amitié pourrait permettre de la définir comme une relation, un lien. La question reste d’en savoir la nature au point d’observer au quotidien sa confection, sa défection. Cela suscite un doute qui porte à poser les questions ci-après : a-t-elle déjà existé ? Existe- t-elle ? Existera- t-elle ? Sous quelle condition pourrait-elle être durable ? Ce travail part de l’hypothèse selon laquelle les assertions courantes dans le sens commun « l’amitié n’est pas une prise en charge » ; « l’amitié n’est pas une dette » ; « la dette gâche l’amitié… » sont relatives à une définition de l’amitié articulée autour d’une certaine logique de l’amitié. La quête d’un champ théorique et pratique de l’amitié (entendons les indices d’une conception ou d’une théorie de l’amitié) fonde l’orientation de cette recherche dans l’antiquité grecque, précisément chez des auteurs que l’on nomme les Anciens (Platon, Aristote) et dans la littérature judéo-chrétienne, pour en exposer le pan métaphysique. La conception de la relation d’amitié y suit un parcours tel que l’on pourrait en faire une représentation géométrique. Parler de représentation géométrique nous inscrit dans le domaine scientifique qui renvoie aux sciences exactes, à la précision, à l’exactitude. Toute chose qui suscite la question de savoir si le rapport à l’humain et au divin dans la notion d’amitié, quoique susceptible de faire l’objet de représentation géométrique, peut être calculé, mesuré ? Qu’est-ce donc qu’une science, par rapport à une relation humaine, étant entendu que toute science qui a rapport à l’humain impose que l’on laisse quelques marges d’incertitudes à sa mathématisation ?

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Les determinants socio culturels et economiques de la forte fecondite et les resistances des couples face aux methodes contraceptives au niger : BETOU Bizo – MALIKI Rabo Ali

Le Niger se caractérise par un fort taux de croissance démographique et un indice synthétique de fécondité élevé et, à cet effet préoccupent beaucoup le politique, les acteurs de développement ainsi que le monde des chercheurs. Dans la présente recherche nous avons posé comme question : Quels sont les facteurs qui favorisent la forte fécondité et la résistance des couples face aux méthodes contraceptives au Niger ? A travers cet article, nous cherchons à comprendre les comportements des couples nigériens face à la fécondité et expliquer leurs réactions face aux mesures contraceptives en vue de mieux planifier les naissances dans leurs foyers. Pour répondre à la question de recherche et vérifier l’objectif général, la méthode qualitative a été utilisée. Par la suite, les résultats de l’étude montrent que les déterminants socio culturels et économiques influencent les comportements pro natalistes des couples nigériens.

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Procedes d’auto-marginalisation au nom d’un ideal transcendantal chez mallarme : Koué Kévin BOUMY

Cet article montre essentiellement deux dispositions de cryptage du sens qui fondent la marginalité de Mallarmé dans l’arène sociale et surtout artistique : une marginalisation vécue comme la garantie suprême d’une élévation vers le Beau, l’Idéal et l’Azur. D’une part, l’hermétisme en tant que difficulté, rendant quasiment impossible toute interprétation littérale immédiate des poèmes ; et d’autre part, l’illisibilité qui résulte de la désagrégation de la syntaxe et de la subversion de la ponctuation. A ces stratégies, il faut annexer le retrait consenti des instances narratives des textes. Cette pratique ascétique qui consiste à saper les fondements du langage, devient pour Mallarmé la rançon pour comprendre l’essence des choses et atteindre le ciel poétique.

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Zum beitrag der natur zur menschenbildung im weimarer klassischen denken am beispiel von goethes mensch-naturphilosophie in seinem werk die wahlverwandtschaften : AHIBA ALPHONSE BOUA

Le roman Les affinités électives (1809) de Goethe est le plus souvent cité par certains commentateurs comme la meilleure œuvre littéraire illustrant l’idéal classique de Weimar, enregistrant ainsi la victoire d’une prétendue culture pure sur une nature agissant en l’homme. Pourtant, l’on peut déceler dans les vues de l’auteur de cette œuvre une philosophie de la culture qui ne rejette pas la nature, mais qui s’en inspire pour atteindre son but ultime, à savoir la formation complète de l’homme. Il s’agit de sa philosophie de l’homme-nature qui plaide pour une complémentarité entre nature et culture. Car, pour Goethe, l’homme se forme au mieux non pas en (re)niant la nature, mais en la connaissant et en la maîtrisant. D’où cet article, qui se propose, à travers une interprétation immanente de l’œuvre Les affinités électives, de justifier l’idée d’une nature capable de contribuer à la formation complète de l’homme.

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Hybridite et mixage scriptural dans volatiles de kossi efoui : Sandry Richard Dohounkui Gbétey

Volatiles de Kossi Efoui met en perspective un mixage de deux formes d’écriture ; manifestant ainsi, de façon ouverte le langage multiple des interférences qui sous-tendent la pratique, par le colonisé, de la langue du colonisateur, la langue dominante. L’hybridité semble ainsi assumée par l’auteur. Ce mélange de l’écriture latine et de l’écriture fa participe, de toute évidence, d’une volonté iconoclaste, dans le prolongement d’Ahmadou Kourouma, de confronter la culture occidentale, dite supérieure, à la richesse civilisationnelle du monde noir, supposé barbare. Ainsi, à travers l’intersection des signes latins et fa, Kossi Efoui enseignent le respect de l’environnement, de ses semblables, et de soi-même. Cette écriture atypique est une innovation appréciable.

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Le témoignage de la violence ou la résilience au mal dans trois récits narratifs d’Afrique noire francophone : Didier Brou ANOH

La littérature africaine est entrée dans ce qu’il faut appeler l’Ère du témoignage. Témoignage contre la violence sous toutes ses formes pour créer une résilience contre le Mal. Cette démarche entraine une double compétence du témoin : lutter contre la négation de l’événement et créer une esthétique de la forme (du texte) marquée notamment par la transgression des codes de la narration. La représentation du Mal pose la problématique du savoir et même du non-savoir de la violence, surtout quand des phénomènes comme le génocide investissent les pages du roman. La dimension pragmatique de l’écriture du génocide offre un effet textuel saisissant avec la mise sur la scène du roman, du mot et de la chose, du représentable et de l’impensable, sous la forme d’une reproduction mimétique et d’une aperture (du texte). Cette réflexion montre d’ailleurs comment le témoignage s’appuie sur des modalités qui contribuent à faire du génocide, un motif de représentation et/ou de résilience au Mal.

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